Il était une fois Beg-Meil

 

 

Prévente exclusive
du 1er au 13 juillet 2019
 

Espace Culturel Leclerc / Quai 29

à Pleuven, ZAC Penhoat Salaün

ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h

et le dimanche de 9h à 12h30

 

À partir du 15 juillet 2019 :
chez les partenaires habituels

 

 

488 pages

Format : 15 X 15 cm
ISBN : 978-2-9557197-4-9
Publication : 15 juillet 2019
Prix : 19 euros

Livre imprimé de façon responsable, issu de forêts gérées durablement et de sources contrôlées (FSC®).

 

 

Photographies anciennes de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle (période Belle Époque pour la plupart).

 

Textes de Saint-Pol-Roux, Jos Parker, Gustave Flaubert, Anatole Le Braz, Auguste Mailloux, Théodore Maurer, Jalek, Félix Legueu, Paul Joanne, Jean-Marie Abgrall, Yves Guédon, M. Crochetelle, F. Audran, Marcel Proust, Reynaldo Hahn (la plupart de ces textes sont réédités pour la première fois depuis plus d'un siècle).

 

Les photographies des XIXe et XXe siècles nous ouvrent les portes d’un monde des temps anciens. Le charme de ces documents n’est pas le simple écho du souvenir d’un autre monde. Les époques se répondent. Par un phénomène de correspondance, les images se confondent avec les paysages des temps modernes.

 

Beg-Meil est éternel. C’est une nature souriante, une physionomie admirable, l’attrait particulier d’un pays préservé du béton et du bitume qui défigure les côtes françaises. Au petit port de La Cale, les bateaux des marins-pêcheurs nous rappellent que ce monde breton est bien vivant. On rêve devant l’océan. Le sable immaculé et la parfaite transparence de l’eau forment un miroir bleu comme une topaze.

 

Beg-Meil, c’est la fantaisie d’une végétation luxuriante et sauvage, la douceur d’un climat exceptionnellement tempéré, un littoral agréablement varié composé de criques offrant le refuge pour les marins et de grandes plages orientées plein sud. De l’aurore au crépuscule, les dunes reçoivent les caresses du soleil. Elles sont couvertes d’ajoncs, de bruyères et de chardons brûlés par la puissante luminosité des rayons qui l’éclairent. Les promontoires sont constellés de pins et de cyprès qui répandent une fragrance qui enivre nos sens. Les talus boisés de chênes et de châtaigniers bordent des chemins creux en formant une charmille qui nous invite à la découverte d’un pays discret.

 

En s’éloignant de la terre de sel, les rivages cèdent la place aux prairies et massifs d’hortensias. Au détour d’un carrefour, des vergers de pommiers puis des clairières humides bordées de saules, de carex et de salicaires. La vie animale y est paisible. Ici un cheval, là un couple de colverts et un héron cendré. Plus loin, les marais aux plans d’eau frangés de roseaux où vivent des papillons blancs.

 

On s’étourdit de ces sublimes promenades dans la splendeur begmeilloise. Dans le beau décor de cette nature enchanteresse, l’esprit vagabonde et nous entendons des musiques naturelles dans les arbres. Les korrigans nous appellent.

 

Le soir, de retour sur la plage, les gravelots dansent un ballet parfaitement synchrone. Ce sont les heures des délicates harmonies des fins de jour et les mille nuances qui diversifient le spectacle de cette heure mystérieuse. Vient alors l’infinie douceur du coucher du soleil. Il était une fois Beg-Meil. Une harmonie reposante.



Quelques photographies utilisées pour le livre.

 

«Dans cette vertu, le cœur se demande pourquoi la haine et la débauche des villes ! J'oublie avoir souffert – devant ce réceptacle de larmes immortelles : l'océan. Enfin une saison exquise. Le soleil sourit et conseille : grande bonne abeille de la vie.» Saint-Pol-Roux.

 

«Avec son sable blanc c’est Cap Koz dans la baie, Et Le Loc’h dans les joncs ; Sur le bord des sentiers c’est la petite haie D’aubépine et d’ajoncs…» Jos Parker.

 

«Beg-Meil est un petit pays calme et verdoyant. Cet endroit est, comme nature, admirable, la végétation est riche, partout des pommiers et, en plus, de vraies fleurs bretonnes, genêts, bruyère, ajoncs dorés. Beg-Meil est le seul endroit qui me plaise vraiment de tous ceux que j’ai vus en Bretagne.» Reynaldo Hahn.

 

«Un pays enchanteur… terre de beauté… mélange de poésie et de sensualité… la plus noble et douce et délicieuse chose que je connaisse… j’adore Beg-Meil… où il est exquis de vivre.» Marcel Proust.

 

«Fouesnant, la patrie des belles femmes.» Gustave Flaubert.

 

«Connaissez-vous Beg-Meil ? Non. Et bien ! Je ne vous félicite pas, mais pas le moins du monde. C’est une station balnéaire incomparable, située à l’extrémité ouest de la baie de La Forêt, en face de Concarneau. J’imagine volontiers que le jardin d’Éden, où, en des jours lointains déjà, Adam, le premier homme, et Ève, la première femme, se pavanaient sans vertugadins, dans la pureté candide de leur innocence, devait se trouver quelque part sur la côte bretonne, aux environs de Beg-Meil.» Auguste Mailloux.

 

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© Philippe Dupont-Mouchet, 2019

 

 

© Éditions PDM